Comme à la maison

Dans notre liste d’hébergements coup de coeur, on ne pouvait qu’ajouter celui-ci. Alors que l’île de Ometepe ne nous a pas vraiment gâtés, nous avons trouvé refuge dans une famille accueillante et chaleureuse. Entre discussions animées et séances photos avec les enfants, on garde un bon souvenir de cette auberge familiale.

Hostel Coco à Moyogalpa

L’hôtel est situé à une centaine de mètres du port de Moyogalpa. Les murs de la maison sont d’une couleur jaune vive, des enfants s’amusent devant l’entrée et la abuela ne tarde pas trop à pester. On est pas encore rentrés qu’on aime déjà l’ambiance familiale qui y règne.

La dueña nous invite à prendre place dans son jardin tapis de terre fine noire. Son époux a mis des semaines à aller récupérer ce sable noir issu de la terre volcanique, sur la plage Santa Domingo. Elle nous sert deux cafés et prend place tout naturellement avec nous.

On prend nos marques et on fait connaissance avec les membres de la famille. Tandis que la grand-mère sonne l’heure des devoirs pour la petite tribu d’enfants, l’époux s’installe à notre table et nous demande si on se sent bien au Nicaragua. Oui c’est le cas pour le moment.

Petite aparté sur notre petit-déjeuner qui méritait bien une ligne ou deux parce qu’il était sacrément bon. Ça fait un mois qu’on mange muy local, donc de la comida nicaraguense. Ici par exemple, c’est du gallo pinto (riz et haricots rouges) que les locaux mangent tous les matins. À la longue c’est de moins en moins appétissant mais ça tient au ventre ! Les nicas ont pour habitude de bien manger le matin et le soir. Le midi, enfin le reste de la journée plutôt, ils grignotent toutes sortes de pan con queso (pain au fromage), des churros con queso (pâte frie au sucre et au fromage), etc.

La famille avant tout

Avec San Juan Del Sur, Ometepe est sûrement l’autre endroit au Nicaragua qui souffre le plus du manque de touristes. Bien que ce ne soit pas encore la haute saison, normalement au mois de septembre tous les hôtels de Ometepe sont pleins. Ce qui est difficile pour la dueña et son mari, c’est que l’auberge est leur gagne pain. C’est une famille de 8 personnes dont 5 enfants et une grand-mère. Si la saison ne décolle pas, ils devront trouver d’autres solutions, non pas pour gagner leur vie mais pour faire manger toute la famille.

Ça nous a beaucoup touché parce que l’on sent l’investissement et l’amour qui règne dans cette famille. Ils vivent modestement, et compte sur leur piété en évoquant souvent que ce qui leur arrive de bon est gracias a Dios. Nous on espère surtout pour eux que les manifestations vont aboutir sur un avenir meilleur pour eux…

Infos utiles

La nuit coûte 10 dollars, petit-déjeuner inclus. Soit environ 8€ pour deux ! Hostel Coco n’a pas de site internet. Vous pouvez réserver sur Booking en passant par ce lien, ce qui vous permettra de gagner 10% sur une réservation d’un minimum de 40 €.

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