Le volcan Masaya au Nicaragua

Vous êtes-vous déjà imaginé faire l’ascension d’un volcan actif ? C’est une expérience qu’on a déjà eu la chance de vivre sur l’île de Ometepe. En revanche on n’imaginait pas qu’il serait possible d’approcher un cratère dont on peut carrément apercevoir la lave bouillonnante ! Une excursion insolite que l’on a choisie de faire… la nuit.

La boca del inferno

La légende raconte que le volcan Masaya était vénéré par les Chorotegas, les indigènes à l’époque précolombienne. Ils offraient régulièrement des sacrifices humains pour calmer la fureur des Dieux. Quand les espagnols arrivèrent au XVIème siècle, Masaya était pour eux la porte de l’Enfer. Pas très rassuré, le conquistador Francisco de Bobadilla à fait mettre une croix au bord du cratère pour baptiser le volcan. La Cruz de Bobadilla est toujours en place à l’heure actuelle…

Quelques années plus tard, le frère dominicain espagnol Fray Blas Del Castillo était persuadé que les rivières de lave étaient en fait de l’or fondu. Il décida de descendre avec une corde directement dans le cratère (c’est un ouf), mais ce qu’il vit le terrifia. Quand il remonta il expliqua qu’il n’y avait pas d’or du tout mais que c’était bel et bien l’entrée de l’enfer. Par la suite l’un des châtiments infligés par les prêtres aux pécheurs était de les faire grimper en haut du volcan et de les obliger à regarder son antre le plus longtemps possible. Les religieux pensaient qu’avec cette vision directe de l’enfer, plus personne n’oserait pêcher. Hummm, peut-on dire que c’est un pari manqué ?

Le cratère Santiago

Actuellement le volcan Masaya compte parmi les 7 volcans actifs du Nicaragua. Il a plusieurs cratères mais le seul actif s’appelle le cratère Santiago. Il émane beaucoup de gaz et rejette constamment de la fumée, jour et nuit. Le plus impressionnant c’est que bien avant d’arriver sur le site, dans le taxi je disais à Flo « Oh non on va encore se taper la pluie… », mais le chauffeur à sourit m’expliquant que ce n’étaient pas des nuages que je voyais là, mais la fumée dégagée par le volcan. Waouw. Ok. Je peux vous dire que ça fait quelque chose du coup ! Nous sommes restés 20 minutes abasourdis devant tant de puissance. La lave filait à une vitesse fulgurante dans le cratère. L’odeur de souffre nous piquait un peu les bronches à la fin, mais le spectacle en valait le coup. Je le répète souvent mais devant de tels éléments de la nature, je vous dis pas comme on peut se sentir si petit et fragile.

Pourquoi de nuit ?

Il est possible de s’en approcher uniquement par voiture au Mirador Los Vientos, et contre la somme de 5 € par personne. Mais tout l’intérêt d’y aller de nuit est d’apercevoir la lave bien-sûr. L’incandescence du Santiago n’est visible que de nuit. Les importantes fumées et émissions de gaz ne permettent pas de voir cette incandescence de jour. J’en ai assez dit, place aux images !

 

 

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